18 novembre 2005

On fait le vide sur Kouros.

Je suis éreintée. Ce matin je suis partie vers neuf heures sur le bateau et j'en suis revenue vers cinq heures cet après midi. Jeanne, la propriétaire du bateau, et moi-même, future propriétaire, ;-), sommes allées y faire du vide.Je peux dire que du vide on en a fait. Depuis dix ans que le bateau se balade juste aux alentours de l'île, il n'avait jamais été vidé de son contenu. Le nettoyage à fond n'avait jamais été fait. Je ne vais pas raconter les kilos de déchets qu'on a pu sortir de là, mais c'était impressionnant. La ligne de flottaison est remontée d'au moins cinq bons centimètres.De plus pour comble de malchance, aujourd'hui Jeanny avait le mal de mer. Nous devions mettre le bateau sur la plage, mais cela n'a pas été possible donc nous avons travaillé, le bateau à l'eau, et bien entendu, ça bougeait. Heureusement je ne crains pas, il vaut mieux parce que sinon ça promettrait pour la traversée. Ce qui me dérange le plus en fait c'est qu'une fois à terre, je tangue comme si j'étais sur l'eau.C'est ce qui m'arrive en ce moment, j'ai l'impression que la table sur laquelleje travaille, se balance d'avant en arrière, mais bon. J'en reviens donc au nettoyage,plutôt au vidage. Nous avons sorti des piles de livres, les pages collées parl'humidité, les vieilles cartes de navigation, que j'ai ramené à la maison et que je dois à présent trier. Des vieux vêtements qui étaient entassés depuis dix ans. Il y avait aussi l'outillage de Maxou, le mari de Jeanny. Alors là ce n'était pas triste. Maxou à beaucoup de qualités, mais le rangement ce n'est pas son fort, c'est le moins que je puisse dire.J'ai du fouiller des heures dans des sacs en plastiques qui regorgeait de vis, de tournevis, de pinces, de matériel électriques,d'ampoules, bref, une quantité incroyable de choses qui ne servent plus à rien tant elles sont rouillées et dégueulasse, le mot n'est pas trop fort.
Je me suis fais donc le plaisir de remplir les sacs poubelle, tant tout est irrécupérable. Il y avait aussi une quantité énorme de produits tel que huile, graisse, solvant, etc.…qui pour beaucoup avait coulé dans les tiroirs ou les placard dans lequel ils étaient"rangés".
Je pestais contre Maxou pour son laissé allé innommable. Je lui ai même fait promettre de m'inviter à un apéritif au Miramar, le meilleur hôtel de la capitale, pour me récompenser de faire ce merdier à sa place. Il a bien sur accepté avec bonheur, vu le travail que je lui épargnais. A la fin de la journée j'étais tout de même satisfaite d'en avoirfait autant, et j'ai eu ma plus belle récompense; J'ai appelé Amor ! Nous avons discuté pendant presque deux heures. Enfin j'ai parlé tout le temps, lui buvait mes paroles, en me disant de temps en temps qu'il aurait adoré être là. Je lui répondais, qu'il valait mieux pas, il aurait eu peur, ça le faisait rire,mais je suis sure que son imagination sur le bordel qu'il y avait a bord, est loin de lui donner les images de la réalité. Je le sentais heureux, De plus je lui ai annoncé une nouvelle qui lui a fait super plaisir, il y avait un sextant dans le bateau, et nous le garderons. A l'heure du GPS, le sextant n'est plus indispensable, mais c'est surtout pour la beauté de l'objet et la tradition marine, qu'il était heureux. Nous étions enchantés de voir que nous avons fait un pas de plus dans la concrétisation de notre rêve. Un petit pas, mais un pas quand même. Je sentais Amor super excité, il était affamé de détails, et comme je suis une bavarde, il a été servi. J'ai pris soixante six photos de bateau, tous les coins y sont passés, et bien entendu je viens de les lui envoyer par mail. Ensuite ce qui est comique, c'est que je lui ai fait un petit mot en lui disant : " si on se connaît bien, je suis certaine que tu vas regarder ton mail avant de dormir, et tu trouveras cette avalanche de photos, parce que si tu me connais bien tu sauras que je vais te les envoyer tout de suite." Bingo…il me connaît bien, il savait que j'allais lui envoyer, et je le connais bien il a vu les photos. Je crois qu'il va avoir du mal à s'endormir cette nuit. En fait il a toujours du mal à dormir chaque fois que nous évoquons le bateau au téléphone. Si ça continu comme ça il va manquer de sommeil très bientôt, parce que c'est le grand sujet de nos conversations.
Demain je retourne à bord, cette fois j'attaque le nettoyage, grand nettoyage. J'ai hâte de le voir propre. S'il pouvait parler ce bateau, il s'écrirait allégrement qu'il se sent léger, demain soir il pourrait crier qu'il se sent propre.

Je sens que je vais passer quelques heures dessus jusqu'en décembre. Je le veux beau pour l'arriver de Amor, et nous y coulerons des heures formidables pendant les jours que Amor sera là.

On fait le vide................................. Le sextant ........................Kouros plus léger

1 Comments:

Anonymous Monteverdi said...

Beaucoup de travail, beaucoup de projets, et beaucoup d'amour. C'est merveilleux non ?

dimanche, novembre 20, 2005 1:52:00 PM  

Enregistrer un commentaire

<< Home