04 novembre 2005

Plus qu'un week-end.

Voilà notre dernier Week-end qui approche. Ce sera le dernier de cette année où nous serons ensemble. Le ciel est gris, pluvieux, il pleure ses larmes et je retiens les miennes. Je sais que je vais souffrir de cette séparation, son absence, et surtout de notre éloignement. Il est dur d’etre séparé, et lorsque la distance est si grande j’ai l’impression que c’est encore plus dur, parce qu’il est impossible en cas de gros coup de blues de prendre la route et de se voir.
Quand je suis sur mon île et que je pense à lui, que je ressens ce manque en moi, je ne vois que cet océan immense qui nous sépare. Il me parait interminable, sans fin. Je le sens là-bas, au loin, au delà de l’arc en ciel comme nous aimons le dire.
Cet arc en ciel j’adore le passer quand c’est pour le rejoindre, mais le voyage qui m’éloigne de lui est toujours rempli de ma douleur, et de la sienne que j’emporte aussi avec moi.
Pourtant je sais que nous allons nous revoir, mais cela ne diminue pas ma peine, j’ai la sensation que nous perdons du temps, des heures, des moments précieux, en fait c’est plus qu’une sensation, c’est une certitude, une réalité. Nous avons beau nous dire que nous en profiterons à fond plus tard, ce n’est pas une consolation.
Je ne veux pas penser à mes journées sans lui, pourtant les images de moi au loin s’imposent à moi. Je ne parviens pas à les chasser.
Aujourd’hui je suis comme le temps, grise, pluvieuse. J’ai la mélancolie qui me gagne, elle m’envahie, elle m’étouffe.
A chaque départ j’ai peur de le perdre, j’ai peur de ne plus le revoir, je redoute un mauvais coup du destin qui nous séparerait pour toujours. Je deviens pessimiste, je me dis que si quelque chose nous arrivait pendant que nous sommes loin l’un de l’autre, nous ne serions pas main dans la main pour nous aider, nous assister. Cette idée me fait peur.
Nous avons passé un mois merveilleux, beaucoup de discussions sur notre avenir et celui des enfants, nous sommes soudés l’un à l’autre, luttant pour atteindre le meme but. J’implore les dieux pour que notre rêve se réalise, notre rêve de vie sans ses séparations difficiles, insoutenables.
Parfois nous évoquons notre première séparation c’était après six jours de pur bonheur, six jours d’émotions intenses dont lui et moi gardons les empreintes indélébiles au plus profond de nos cellules. C’était notre première rencontre après le virtuel.
Cette première séparation ressemblait à un cataclysme, je me revois encore en haut de cet escalier roulant qui m’emportait vers la porte d’embarquement, je le regardais en bas mais lui ne me voyait déjà plus, son regard s’était perdu dans les entrailles de sa douleur. J'ai eu à ce moment là un besoin irrésistible de dévaler cet escalier. La raison m’a rappelé à l’ordre, à ce moment il ne faillait pas le faire. Nous avions tous les deux des étapes à franchir avant de nous retrouver. Je me suis sentie anéantie, vidée, seule au monde et plus rien n’existait alors. Il n’y avait que le film de ses six jours que je repassais au ralenti dans ma tête comme pour en revivre chaque minute. J’ai pleuré pendant presque les vingt deux heures que dure ce long voyage qui me ramène chez moi, les seuls moments ou je ne pleurais pas étaient les moments ou le sommeil provoqué par la fatigue m’engloutissait.
Le retour chez moi fut horrible, je ne voyais plus que l’écran de mon ordinateur, c’était la seule chose qui me permettait de me sentir proche de lui.
Son absence habitait mon âme, je n’étais plus moi, je n’étais plus rien qu’un corps en attente d’un prochain voyage pour le retrouver.
Au fil du temps ces départ et ses retours se sont succédés, malgré cela on ne s’y habitue pas, ils nous imposent toujours leur poids d’émotions, de tristesse, de future solitude. Seul l’espoir de se retrouver nous permet de ne pas nous écrouler. C’est la poitrine serrée dans l’étau du manque que nous vivons nos séjours l’un sans l’autre. Ce manque nous l’évoquerons encore dans nos échanges, ce manque qui nous confirme l’amour que nous nous portons. Cet amour qui nous tient et nous porte jusqu’au paradis dans lequel nous vivrons le jour ou rien ne nous obligera à nous séparer.

4 Comments:

Anonymous Pralinette said...

Je pense fort à toi, à vous deux, pour cette nouvelle séparation, en espérant que bientôt, vous serez enfin réunis en continu et réellement. Gros bisous, j'ai des amis à la maison pour le week-end mais je tâcherai de t'appeler avant ton départ (le 7 ?)

vendredi, novembre 04, 2005 1:46:00 PM  
Anonymous Idéaliste said...

Océane, ce que tu dis est trés éloquent...
Oui, pas facile de vivre un amour a distance, avec ces séparations douloureuses après le bonheur des temps de présence.
Il n'empêche que l'amour est là, et c'est très précieux.

Bon courage pour les jours à venir.

vendredi, novembre 04, 2005 2:07:00 PM  
Blogger Océane Parce que j'aime bien et Josie dans la vraie vie. said...

Merci Pralinette, je t'embrasse bien fort. je te fais un peit mail.

Idéaliste, je sais que tu me comprends bien, et je pense à toi aussi. je te souhaite que du bon.

samedi, novembre 05, 2005 11:05:00 AM  
Anonymous Pralinette said...

Tu es loin maintenant... je pense très fort à toi, je sais que tu seras patiente malgré la difficulté. Bisous plein d'amitié.

lundi, novembre 07, 2005 12:02:00 PM  

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